Choix et sécurité intérieure
- Patricia Bonneville
- 21 mars
- 2 min de lecture

On parle souvent du choix comme d’un acte de volonté.
Comme s’il suffisait de décider, de trancher, d’être “fort” ou “courageux”.
Mais en réalité, on ne choisit jamais librement quand on ne se sent pas en sécurité à l’intérieur.
Lorsque la sécurité intérieure est fragile, le choix devient source d’angoisse.
Alors on hésite, on reporte, on se suradapte.
On choisit ce qui rassure, ce qui est connu, ce qui évite le conflit…
même si cela ne nous correspond plus vraiment.
Ce n’est pas un manque de lucidité.
Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est une tentative de protection.
Dans ces moments-là, le travail n’est pas de “faire le bon choix”,
mais de restaurer suffisamment de sécurité intérieure pour que le choix puisse émerger naturellement.
La sécurité intérieure, ce n’est pas l’absence de peur.
C’est la sensation, parfois très subtile,
que l’on peut rester en lien avec soi-même même quand quelque chose bouge, même quand l’incertitude est là.
Quand cette sécurité est présente :
– le corps se détend,
– la respiration s’approfondit,
– le mental s’apaise,
– et le choix devient plus simple, plus clair, plus juste.
Il ne s’impose pas.
Il se révèle.
En thérapie, on observe souvent ceci :
le choix apparaît quand l’on cesse de se forcer à choisir.
Quand on s’autorise à écouter, à ressentir, à prendre le temps nécessaire.
Vous pouvez vous poser cette question, sans chercher de réponse immédiate :
“De quoi aurais-je besoin, à l’intérieur, pour me sentir suffisamment en sécurité pour choisir ?”
Parfois, le premier choix n’est pas une décision extérieure.
C’est un choix intérieur :
celui de se respecter, de se ralentir, de s’accompagner avec plus de douceur.
Et c’est souvent là que tout commence.
Ce travail de sécurité intérieure est un socle essentiel dans les accompagnements thérapeutiques et les stages que je propose.
Informations & inscriptions : www.plusdebienetre.com




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