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L'amour dans tous ses états


En ces derniers jours de 2020, je prends plaisir à être là tranquillement installée dans ma maison.

Je me pose, je me dépose, je me repose.

Je savoure ce qui est.

Cela m’inspire un sentiment d’amour profond pour la vie et amène en moi cette réflexion sur les différents états de l’amour.

Je vous la partage dans cette newsletter de janvier 2021.





Le mot « amour » est extrêmement galvaudé et appelle un travail de discernement.

Quelle est la nature de l’amour vécu avec l’autre ?

Quel est son degré de « justesse » ?


Il convient de faire la différence entre l’amour « Éros », l’amour « Philia », et l’amour « Agapé ».


L’amour « Éros » est fondé sur une relation sensuelle, charnelle, sexuelle, éventuellement

amoureuse et passionnelle. Ce peut être l’ivresse d’un « coup de foudre » qui induit un fort désir

de l’autre. Cela peut être délicieux et… ravageur. Il y a un risque de vivre une illusion, d’aimer

l’image de l’autre basée sur des fantasmes et l’imaginaire. Le partenaire peut être vécu comme un objet d’amour conditionnel où l’ego possessif prend toute la place. Si l’attachement à une

personne est uniquement conditionné par une passion érotique, le risque de perdition est présent et le Malin peut en faire un terrain de prédilection dévastateur. Cependant l’amour Éros peut initier une relation qui évoluera vers l’amour Philia ou Agapé afin de se vivre harmonieusement au long cours.


L’amour « Philia » est l’attachement lié à un sentiment d’amitié, associé à des valeurs, des centres d’intérêts et des objectifs communs. Il prend appui sur des plaisirs partagés, des échanges, du jeu, de la solidarité et de la complicité. La relation est chaleureuse et affective, chacun ayant le souci de l’autre. Cependant, il est conditionnel car fondé sur des activités ou des vécus partagés.


L’amour « Agapé » est un amour fraternel, universel, altruiste, spirituel. Il se donne «gratuitement», de manière désintéressée, sans attendre de retour. Il est inconditionnel, accepte l’autre tel qu’il est, avec ses qualités et ses défauts. Il souhaite son bien-être sans profit personnel. Il a de la compassion pour l’autre et l’aime… même s’il n’est pas aimé de lui. C’est un amour affranchi de l'ego qui se situe au-delà de l’émotionnel.



Aimer l'autre, c'est cultiver des sentiments de bienveillance et de compassion à son égard, reconnaître ses blessures à l'origine d'agissements déviants, cultiver le non-jugement. Aimer l'autre, c'est respecter nos différences et accepter que nous sommes tous en chemin avec des degrés de maturité et d'évolution propres à chacun. Aimer l'autre, c'est écarter tout à priori à son

égard, garder le cœur ouvert et reconnaître la lumière qui l'habite au-delà des ombres qui peuvent l'animer. C'est avoir un regard altruiste qui l'aidera à grandir.

L’amour est l’acceptation inconditionnelle de ce qui est dans sa globalité;

Il est souvent assimilé à l’attachement. Pourtant il n’a rien à voir avec toute forme de dépendance.

L’amour laisse libre.

Toutes les interactions d’amour que l’on vit avec l’autre vont nous définir et nous développer.


On va vivre cette expérience d’aimer avec des personnes qu’on choisit, vers qui on est attiré.

Mais est ce vraiment de l’amour ?

Il est important de réaliser qu’on ne naît pas avec toutes les capacités pour être adulte.

Il va nous falloir développer des compétences, savoir se gérer, avoir conscience de sa valeur, savoir que les autres sont importants.

Notre environnement premier a un impact majeur sur notre façon d’aimer.


En gestalt thérapie on apprend à traverser ces conditionnements qui déterminent notre façon

d’aimer en développant son champ d’action. Toutes les interactions que l’on va avoir avec les

autres vont nous aider à nous développer ou pas.



L’attachement est un mot particulier. Cela nous est arrivé à tous car tous nous avons été attaché

par le cordon ombilical durant la gestation et qu’on le veuille ou non on s’est construit en étant

attaché à notre mère.

Cet enjeu développemental permet de voir que cet attachement de l’enfant à sa mère aura un

impact dans sa vie. Dans ce premier attachement il se passe beaucoup de choses.


Adulte on va créer des liens d’attachement avec des personnes mais on ne peut pas avoir des

relations avec les autres comme celles qu’on a eu avec maman ;


De quelle manière rentre t’on en relation avec les autres ?


Notre façon de relationner est unique, on va soit se rapprocher soit s’éloigner. On est agit par ces

forces universelles qui viennent de notre ça. Notre ça est notre inconscient. C’est lui qui a

emmagasiné ce qui a été vécu.


Se rapprocher pour ne pas être seul ( le bébé cherche le contact de maman), se rapprocher pour

créer de la proximité avec l’autre, dans la relation de couple ou une relation d’amitié. Chacun va

avoir une capacité plus ou moins ajustée à se rapprocher et à savoir ce que cela lui fait vivre.


S’éloigner est aussi un besoin. Revenir à soi dans la relation est normal, on vit ses mouvements là

de marée haute et puis de marée basse.

Parfois même proche de l’autre on peut se sentir loin.


Pour certaines personnes il est compliqué de se rapprocher, pour d’autres il est compliqué de

s’éloigner;


Comment se rapproche t’on avec les autres?

Certaines personnes ont besoin d’être très proches souvent sans besoin d’éloignement.

D’autres ont besoin de distance avec peu de rapprochement.


Qu’est ce qui fait que l’on est avec des gens éloignés quand on a besoin de se rapprocher ?


Par rapport à notre enjeu d’attachement c’est à dire la façon dont on s’est attaché à maman, on va être attiré par des personnes qui vont nous faire vivre des situations particulières;


L’amour n’est ni un mot ni un sentiment c’est un état d’être, une fréquence.


Il se vit dans le donner (aimer c’est donner de l’attention et du temps sans que cela nous coûte) , le recevoir (aimer c’est savoir recevoir ce que l’autre m’offre comme temps de qualité et comme

attention, savoir m’aimer), dans le construire (aimer c’est construire dans l’échange sinon il y a un manque et on a en nous cet archétype de construction ) et la blessure (Aimer c’est savoir qu’on va être blessé et que l’on va blesser car dans une relation de proximité l’autre active nos propres blessures).


Le but est de trouver d’autres niveaux de réponse à la blessure et de pouvoir en parler avec

bienveillance.

Cela nécessite un retournement et d’apprendre à communiquer avec soi pour guérir ses blessures avant d’aller vers l’autre pour lui exprimer ce qui se passe en nous et lui faire une proposition connectée et d’action claire.


On a tous le donneur en nous. Le but est d’être libre de donner pour sentir qu’en donnant on est

toujours plein.

Qu’elle est aujourd’hui votre capacité à donner librement ?

Qu’elle est votre capacité à recevoir ?


Parfois le donneur donne a des personnes qui n’ont pas envie de recevoir, ou parfois il ne donne

pas aux bonnes personnes et il y a toujours un sens à cela. Si dans son environnement peu de

personnes lui donnent, il a aussi créé cela.

Si dans l’environnement du donneur ce qui se vit n’est pas bon, qu’est ce qui se joue? Cela parle de reproduction toxique. Quand l’environnement de l’enfant est toxique il reproduit cette toxicité

adulte.


Un thérapeute reçoit aussi beaucoup de choses, il est nourrit par la personne qu’il accompagne.

Écouter c’est savoir recevoir aussi, c’est le cadeau qu’on fait à l’autre d’être là pour lui aussi.


Le thérapeute sait la capacité à guérir de l’être humain il sait trouver les mots qui vont réparer.

Il sait aussi que c’est là ou l’on est blessé que l’on est doué.

Il est aussi possible d’apprendre à moins blesser les autres, à mieux prendre soin de l’autre. On

peut apprendre à réduire cette partie qui blesse, à s’excuser, à revenir, à comprendre que cette

partie n’a plus besoin d’être là.


Si des gens nous blessent on peut aussi créer des gens qui prennent soin de nous. Lequel aimeriez-vous qui prenne plus de place en vous, le donneur ? le receveur ? le constructeur ? Celui qui guérit de ses blessures peut créer des relations ajustées et dans la douceur ?

Êtes vous intéressé à réguler celui qui blesse ou qui se laisse blessé ?


Tout est une question de regard que l’on est prêt à porter sur soi sur ses pensées, sur ses paroles,

sur ses agissements en interaction avec soi, avec l’autre et avec le monde.

Il est possible à chacun de se faire de nouveaux amis bienveillants, d’apprendre à faire autrement, le mode d’emploi qu’on donne aux autres peut changer.


La force de la Gestalt c’est cette perception différente dans notre tête qui va créer des comportements différents dans notre vie.

Comment vous sentez vous ici et maintenant ?

Qu’emportez vous avec vous de ce partage ?


Soyez dans cette attention de comment vous voulez être aimé et si vous sentez que vous avez

besoin d’aide pour apaiser les blessures et que c’est l’heure pour vous d’aller vers plus de paix

intérieure, vous pouvez réserver votre rendez vous gratuit ou durant 30 minutes je vous

accompagnerai à clarifier ce qui se passe en vous et nous verrons ensemble comment je peux vous aider à vous transformer.


Beau pas sage vers plus d’amour dans votre vie et au plaisir de vous accompagner au cœur du vivant, avec respect , tendresse et élan.


Patricia Bonneville


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